dimanche 25 septembre 2016

Lectures en vrac 2.

Bonsoir chez vous.
Ou bonjour, si vous lisez ça la journée.

Je vais parler rapidement de mes deux dernières lectures fiction. "Rapidement" car j'ai une mémoire (sale dans son fleuve de boue)(paie ta référence) pourrave qui fait que je me rappelle peu de ce que je fais.

Pratique, n'est-il pas ?

Commençons par le dernier ouvrage que j'ai lu !

Un sale de boulot
de Christopher Moore.


Paie ta couverture bien rentre-dedans.

Charlie est un mec lambda de chez lambda, malgré ses tendances drama king. Nous le rencontrons alors que sa petite fille vient de naître, Sophie. Au moment où il vient ramener quelque chose à son épouse tout juste mère, Rachel, il voit un étrange homme habillé tout de vert pâle, qui semble bien choqué que Charlie puisse le voir ! Au moment même où leur rencontre prend fin, la vie de Rachel se termine également.

Dès lors, des choses louches arrivent dans l'entourage de Charlie : des objets brillent étrangement, il connait le nom de parfait-e-s inconnu-e-s, des corbeaux semblent le suivre, des voix étranges sortent des égouts ... Il faut se rendre à l'évidence : Charlie est lié à la Mort, et celle-ci semble vouloir qu'il bosse pour elle.

Ce livre est très drôle. Il y a des blagues (la plupart jouant sur l'humour absurde ou les jeux de mots) très souvent, dont un quiproquo entre "gay" et "goy". Mais, vu la jaquette, on pouvait s'en douter avant même de l'ouvrir.

Le truc qui m'a gêné-e : j'ai pas beaucoup aimé les persos. Charlie est un mec lambda couillon, c'est énervant. Sa sœur est sympa par contre, sa fille aussi. Mais les personnages secondaires sont très unidimensionnels voire clichés. 

La palme des persos clichés revient aux voisines russes et chinoises de Charlie dont les caractéristiques se résument à ... être russe et chinoise, et mal parler l'anglais. Tant qu'à faire. Sans compter que le mec en vert pâle s'appelle Mentalo et n'a rien de notable à part ... s'habiller en vert pâle et s'appeler Mentalo ??? On le voit quand même pendant pas mal de pages, pourtant.

Et puis, dans les derniers chapitres, ça part trop dans le sérieux et c'est brouillon. C'est typiquement la fin qui sort de nulle part, et qui a fait retomber mon enthousiasme pour ce livre comme un soufflé foireux.

C'est un livre sympathique, sans plus.

Les temps sauvages
de Ian Manook (alias Patrick Manoukian).
(viol cw)


Ce livre, c'est : DE LA MERDE.
C'est la suite de Yeruldelgger, et ce sont des livres policiers.

J'aime pas les livres policiers, c'est vrai. Mais quand j'ai vu que ça se passait en Mongolie, je me suis dit "Il y a peut-être moyen que ça évite les clichés et que ce soit cool !"


Et non. Manook nous sortait dès le premier tome les bons gros clichés de base de livre policier dont le central :

"Personnage principal flic de génie incompris trop torturé par des affaires de famille trop sombres et qui essaie de rattraper mais il n'y arrive pas car ses enfants ne l'aiment plus RT si c triss. Et il est trop balaise à la bagarre et il fait peur mais en fait c'est un jontil et il a une amoureuse-pas-vraiment-son-amoureuse tu vois."


Même Nick Cave en a marre.

Bon. Le premier tome se lit, malgré ces clichés à la pelle (dont les personnages féminins qui sont respectivement "médecin légiste qui est trop sympa et douce et c'est la gf du héros" et "femme flic badass mais qui fait des erreurs et il lui arrive des merdes mais le héros est là") et malgré une scène de viol collectif totalement gratuite.

Mais le deuxième, Les temps sauvages ...
IAN. 
Tu voulais VRAIMENT remplir ta grille de bingo de "clichés merdiques de livres policiers", y'a pas moyen.

C'est ENCORE pire que la tome 1 tes personnages féminins. J'aime bien Oyun (la flic), mais là tu en fais la meuf badass qui devient idiote pour un mec, ohlalala l'amour ça rend con (heureusement que Yeruldelgger est s'en rend compte, il est TROP malin, c'est un mec quoi).
Pourquoi ? 
Pourquoi tu la hais ? C'est un des deux bons persos que tu as écrits (avec Gantulga).

Les seuls bons points de ces deux bouquins, c'est que les enquêtes policières sont sympa. Enfin, pas sympa genre "trop cool", mais elles sont bien pensées. Dommage que Manook/Manoukian ait mis tout son talent dans cette partie de l'histoire et pas l'écriture de ses persos qui est, vous l'avez compris, globalement à chier.

Et cette fin qui sort de nulle part dans Les Temps Sauvages. Je te JURE que le mec a torché la fin de son bouquin en un dialogue de deux pages et demie, avec des persos qui se barrent en mode YOLO, sans explications concrètes (merci l'usage du dialogue qui évite bien de devoir développer les persos, ça l'aurait fait chier sinon).

Et en plus, vu les dernières lignes, il risque d'il y en avoir un troisième.
Brace yourselves.

Update : En fait, il va sortir le 3 Octobre. Si quelqu'un vous l'achète, vous pourrez en faire du compost.

Oui, je n'ai parlé que de deux livres. Voir que Manook persiste (vraisemblablement) sur son chemin de guingois m'a mis-e K.O.


Bisous sous le plaid sur vous !

dimanche 11 septembre 2016

La différence invisible [BD]

Me revoilu en ce dimanche où j'écoute le dernier single de Lady Gaga en boucle entre deux écoutes en boucle de Skeleton Tree.

Aujourd'hui, petite review d'une BD achetée par Mecton il y a environ deux semaines :

La différence invisible 
de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez.


Rien qu'en voyant la BD, je me suis dit que ça allait parler autisme. Spidey sense (ou juste intuition par rapport au titre et à l'image en fait). Impression confirmée par le préface qui nous cause de Hans Asperger, Kanner et leurs potes.

Marguerite a 27 ans et travaille dans le graphisme dans une entreprise lambda, aime son chat, son chien et son copain. Une meuf lambda quoi.



Sauf que Marguerite est super-sensible aux sons, à la lumière et a du mal avec les conventions sociales (parler de la pluie et du beau temps, préserver les apparences, socialiser avec ses collègues,etc) et cela lui pose des problèmes dans sa vie quotidienne, au travail, avec son copain, avec ses amies, etc.

On suit donc le quotidien de Marguerite avec ses difficultés dues à sa sursensibilité et son incompréhension (partielle) du monde. Et un jour, après un meltdown (une crise de nerfs, pourrait-on dire) qui rend les relations avec son copain encore plus instables, elle décide de Googler ses soucis et tombe sur des pages sur le syndrome d'Asperger.

Ah bah merde, ça fait un choc, découvrir qu'on est possiblement autiste à presque trente balais.
Bien sûr, ses proches ne la croient pas : elle bave pas, elle se cogne pas la tête, elle parle aux gens ... Rien à voir avec Rain Man ou les clichés de l'autiste larmoyants.

Mais Marguerite ne désespère pas et essaie de pouvoir se faire diagnostiquer pour découvrir si elle est oui ou non autiste, et lae lecteurice la suit également dans ce parcours.

Oui, bon la BD est un peu simpliste dans le sens où elle est surtout destinée aux gens non-autistes ou qui viennent juste de découvrir cet univers. Elle verse plus dans l'explication de l'autisme qu'autre chose, elle fera découvrir peu de choses au gens connaissant déjà ce sujet. Je l'ai plus ressentie pédagogique qu'autre chose, donc oui, elle est assez simpliste dans son écriture, dans les situations abordées (mais cela ne veut pas dire que des autistes ne les vivent pas ou ne les ont pas vécues, attention).

Ce qui contribue à renforcer cette impression pédagogique, c'est le dossier sur l'autisme en fin de récit : on y apprend comment l'autisme a été décrit dans des écrits psy, comment la France traite les autistes, quels traits autistiques sont les plus fréquents, etc.

Au niveau du dessin ... C'est joli, simple (pas de décors super fouillés ou des détails physiques à la pelle), ce qui permet de nous concentrer sur le récit et sur ce que ressent Marguerite. Ces impressions de "trop" sont notamment très bien transcrites avec la couleur rouge qui envahit progressivement les cases.



Le truc qu'il est bien, c'est que c'est une Aspergirl ( (sur)nom que se donnent certaines femmes/filles Asperger) qui est à l'origine du projet, donc c'est crédible, c'est réel. Même si les situations ont été romancées pour parler à tou-te-s et permettre un récit fluide, on part du témoignage d'une personne concernée, et c'est cool.

 ... Je crois que c'est Rudy Simone qui est venue avec le terme Aspergirl avec ses livres sur le sujet sauf que Rudy Simone, elle est pas forcément très bien vue des autistes parce qu'elle dit qu'elle a arrêté de l'être en arrêtant le gluten, magie.


Oui, je comprends votre certaine perplexité. Sachant que manger sans gluten, ça soigne aussi la fibromyalgie (d'après un article Femina), je vais finir par croire que c'est une anti Pierre Philosophale ce truc à force.

Vous pouvez retrouver cette BD dans toutes les librairies, pas seulement les spécialisées BD : Fnac, Cultura, Furet,etc au prix de 22€95 (et ouais, elle est assez épaisse). Je vous la recommande si vous connaissez peu l'autisme et voulez en apprendre plus, ou si vous êtes concerné.e et comptez la prêter à votre entourage pour qu'ils vous pigent un peu plus.

Pour la deuxième option, vous pouvez aussi acheter ce livre de Rudy Simone, si vous êtes afab (assigned female at birth, née fille en gros : si vous avez élevée en tant que fille avec les clichés, normes sociales et la patafouin qui va avec car ça influe vachement sur nous mine de rien, dans l'autisme aussi)(oui j'explique sans doute très mal, je suis rentrée d'un mariage à 4h du mat' aussi).


Sur ce,
IT WASN'T LOOOOOOVE
IT WASN'T LOOOOOOVE
IT WAS A PERFECT IIIILLUSIIIOOOON



Je repars groover en tee Adventure Time.
Bisous beurre de cacahuète-caramel sur vous !

vendredi 9 septembre 2016

One more time with feeling.

Bonjour, auriez-vous un moment pour parler de notre Seigneur et Maître Nick Cave?

Hier, le jeudi 8 Septembre, sortait le documentaire One More Time with Feeling. Et c'est en train et métro et au Kinépolis-vaisseau spatial de Lomme que Mecton et moi sommes allés le voir.




Et oui, ce film était en noir et blanc et il n'était dispo qu'en 2D dans nos vertes contrées.

Et si tu suis plus ou moins Nick Cave ou l'actu des documentaires musicaux, tu te dis peut-être :

"Non mais il a pas déjà un film sur lui qu'est sorti y'a pas longtemps ?"

Et si : tu fais sans doute référence au magnifique 20 000 Jours sur Terre, qui est sorti en Décembre 2014. Et je suis tombée amoureuse de ce film (j'ai même l'affiche !).
Et je suis tombée amoureuse de One More Time with Feeling.

Pour expliquer un peu le pourquoi de ce OMTwF (oui, j'abrège) et en quoi il diffère de 20 000 jours ... : 20 000 jours est un film qui suit une journée fictive de la vie de Nick Cave, en se basant sur sa vraie personnalité et sa vie. C'est un film qu'il n'a pas souhaité faire, c'est le duo de réalisateurices qui est allé le voir lui demander. 20 000 jours sur Terre se concentre aussi autour de l'enregistrement de Push the Sky Away, l'album sorti en 2013.

Pour OMTwF, c'est différent. En Juillet 2015, Nick et Susie Cave ont perdu leur fils Arthur dans des circonstances tragiques. Profondément choqué par ce deuil, Nick a incorporé ce triste événement dans ces nouvelles chansons. Mais, en réalisant qu'il devrait parler de la mort de son enfant lors de la promo de leur nouvel album, Skeleton Tree, il a été extrêmement mal à l'aise, rebuté par l'idée de parler d'une chose aussi intime et difficile avec des journalistes, des inconnus.

Il a alors demandé à Andrew Dominik, avec qui il a collaboré par le passé (il a signé la B.O de  de son film L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford), de filmer l'enregistrement du nouvel opus, tout en abordant ce qui a changé dans sa vie depuis ce triste accident.

Oui, c'est pas super-teuf à fond les ballons comme postulat de départ.


Et ce fut une claque. Une méchante. Même pas une claque en fait, c'était plutôt en uppercut.

C'était si beau. Visuellement, déjà : le noir et blanc, c'est efficace. Les plans sont super beaux, super fluides, il y avait un passage musical (on entend toutes les chansons de l'album durant cette heure cinquante-deux) qui m'a hypnotisée : celui sur Girl in Amber, avec un plan sur un escalier en colimaçon très Vertigo.

C'était beau aussi dans les chansons, et les paroles. Il est connu que Nick Cave, c'est un songwriter de génie, mais pouvoir entendre les chansons pour la première fois avec leur traduction, et pouvoir les comprendre du premier abord, c'est ... particulier.  C'est fort. 


... Oui OK, j'ai pleuré.


J'ai pleuré en écoutant et en voyant I Need You, qui est (pour l'instant) mon titre préféré de Skeleton Tree. Voici le clip issu de OMTwF, comme ça, vous pouvez vous ravir les rétines en plus des esgourdes.


Fatalement, on aborde la thématique du deuil, du trauma, et des changements qui s'opèrent en nous suite à cela. Et je me suis beaucoup reconnue dans la façon d'aborder les choses, de voir les choses comme la nécessité de changer qui nous sommes, qu'on le veuille ou non. Disons que je me suis sentie moins seul-e.

Je ne pense pas qu'il existe des choses aussi terribles que le fait de perdre son enfant. Ce serait une de mes pires angoisses en tant que parent. On pourrait s'attendre à du mélo, mais il n'y en a pas. Le film n'est pas intrusif, il ne pousse pas : il sonne très juste. Il y a des moments extrêmement tristes, notamment quand Susie montre une peinture que Arthur a faite enfant et qu'elle a retrouvé en rangeant ses affaires.

Et il y a des moments qui montrent qu'on peut faire face à ce genre de traumatisme, des mots qui vont en ce sens.

"Après ce qui est arrivé à Arthur, Susie et moi nous nous sommes demandés si c'était notre faute. Si nous avions raté quelque chose, manqué de vigilance. Et un jour, nous avons réalisé que malgré cela, nous étions encore de bonnes personnes. Et nous avons décidés d'être heureux. C'est la meilleure vengeance à avoir."

Tout en rappelant qu'on ne peut pas vivre en ignorant ce genre d'événement qui marque votre vie.

"Je parlais de l'élasticité du temps. Et bien, pour moi, ce trauma, que j'ai clôturé, il y a comme un élastique. J'avance dans le temps, dans ma vie, avec cet élastique qui me ramènera toujours à ce trauma, et qui peut se briser à n'importe quel moment."

Il y a quelque chose qui m'a surpris-e dans le film, c'est la présence de Susie et Earl Cave, l'épouse et le fils de Nick. Earl est encore jeune (environ seize ans) et Susie est une femme très discrète. Je ne m'attendais pas à les voir dans OMTwF, et encore moins à avoir un fragment du film où Andrew Dominik se trouve uniquement avec Susie Cave.

Nick Cave adore son épouse, il parle très souvent d'elle en des termes très amoureux et élogieux. Et en la voyant dans ce film, je le comprends. C'est une femme très magnétique (et pas seulement parce qu'elle est magnifique) et j'étais : "Ok. Je peux être comme elle ? Goals.".

Comme elle est timide mais que paradoxalement, elle est "connue" dans le sens où son mari parle beaucoup d'elle dans ses chansons, j'étais agréablement surprise qu'on se focalise un peu sur elle. J'ai appris qu'elle cousait des robes magnifiques et avait sa propre marque. Elle tient également des propos très justes quand elle dit s'être investie dans son travail créatif suite au décès de son fils, comme une façon de s'évader de son deuil et de pouvoir le faire.

Mais (heureusement), il y a des passages drôles dans le film, des dialogues, des interactions : quand Susie arrive avec Earl au studio et qu'elle demande si elle doit enlever son manteau de fourrure, son mari lui répond "Planque-le ici, les défenseurs des droits des animaux sont pas loin !". Ou quand Andrew Dominik veut filmer Susie se maquiller aux toilettes avec évier et que Nick est : "Elle dit quoi ? - Elle est d'accord ! - Oui mais moi non ! Tu vas pas filmer les toilettes ! - On les voit pas dans le cadre ! - Mais tu vas pas filmer les toilettes !?".

Et j'ai d'ailleurs appris un truc : quand Nick parle dans ses chansons de sa femme qui déplace les meubles (comme ici), ce n'est pas une métaphore. Susie Cave réorganise beaucoup la maison, il semblerait ("J'avais lu un article sur un type dont la femme faisait la même chose, et ça le rendait fou. Il a donc cloué les chaises et tables au sol, sauf qu'elle les arrachait. Et ils finalement divorcé. ... Je ne suis pas sûr que ce soit de bon augure pour l'avenir, en fait.").

Et des moments émouvants, tendres en fait : quand Nick et Warren (Ellis) parlent l'un de l'autre et qu'ils parlent ensemble ou blaguent ensemble ( "- Il est en aluminium ton violon ? C'est léger . - Oui. 3000 dollars mec. - 3000 dollars ?! Il fait un beau son ? - Non, c'est horrible."). J'ai envie de dire BROTP les gars.

Je pense que le dernier coup dans la face, c'est Earl Cave qui reprend Deep Waters de Marianne Faithful avec son père au piano, lors du générique de fin. Je frissonne encore rien que d'y repense.

En résumé.
Susie = life goal.
Warren + Nick = friendship goals.
Susie + Nick = relationship goals.
Ce film = WOW.

J'ai eu la chance de pouvoir le voir, et vous ne pourrez pas malheureusement comme OMTwF est un film qui n'avait vocation à être diffusé une seule et unique fois. Croisez les doigts et espérez qu'on pourra le (re)voir un jour parce que ... wow. Je suis encore sous le choc et j'aimerais le revoir parce qu'il m'a fait du bien, en un sens.


Bisous tutti-frutti tout le monde.

samedi 3 septembre 2016

Séries : Août 2016.

Salut à tou-te-s !

Ces derniers temps, je me suis ENFIN donné un coup de pied aux fesses pour que je me remette sérieusement à regarder des séries que j'ai commencées. Et voici donc mon avis sur quelques-unes que j'ai terminées récemment.


Arslan Senki
Style : Aventure/Fantastique.
Saisons : 2 (33 épisodes).
En cours.



Normal si ce character design vous rappelle votre jeunesse en tant qu'Alchimiste d'État, c'est Hiromu Arakawa, l'autrice de Fullmetal Alchemist, qui dessine la série de manga dont est issu cet anime.

(Le manga est lui aussi en cours, publié en France chez Kurokawa, le tome 5 étant le dernier paru).

J'avais regardé la saison 1 en quelques jours en Avril et j'avais bien aimé même si ça cassait pas trois pattes à un canard, soyons honnêtes. L'histoire de base est sympa, à savoir : Arslan, un jeune prince un peu trop naïf participe à sa première bataille pour voir l'armée de son père (et la sienne) mise en déroute funeste par une manœuvre étrange -voire magique- de l'armée adverse. Heureusement, Daryûn, un des généraux, le retrouve et l'emmène en lieu sûr, avant de le convaincre de reprendre le contrôle de son pays à présent envahi par des croyants sanguinaires. Et ça va pas être facile.

J'aime bien le fait que ça se passe dans un pays qui ressemble à la Perse, même si du coup appeler le pays fictif le PARSE ça fait très "j'ai pas cherché bien loin".
L'animation est belle, le character design est COOL (rien à voir avec FMA Brotherhood qui chie bien dans la colle à ce niveau) même si franchement ...

Ce recyclage de visage/traits physiques de FEU.


EXCUSEZ MOI MONSIEUR 
AURIEZ-VOUS PARTICIPÉ AU GÉNOCIDE ISHBAL DERNIÈREMENT ?



Pendant la saison 1, on voit Daryun et Arslan essayer de se former un crew pour essayer de lever une armée pas trop dégueu. On voit aussi les ennemis essayer de les rattraper, massacrer des innocents, étendre leur emprise sur le pays, des trucs comme ça, la routine m'voyez. Arslan devient plus sûr de lui, Daryun reste toujours BG, ils vont dans un pays autre euh ... faire un combat à mort (je sais même plus pourquoi). Tout ceci est assez confus dans ma tête, mais je me souviens que oui, bon, ça se regarde.

Mais alors, la saison 2. Je me suis fait chier. Déjà, elle fait deux tiers moins d'épisodes que la précédente (8 épisodes au lieu de 25) : je me suis dit que c'était peut-être parce qu'il y avait beaucoup d'infos et d'action et que ça suffisait. Mais en fait non. Il se passe quasi RIEN.

T'as le crew de Arslan qui libère une forteresse et veut libérer la capitale car un-e pote (du camp ennemi) de Arslan l'en conjure sauf que un plot twist et hop là, Arslan doit dégager faire une armée de FOU. Et son crew le suit et ils vont à un espèce de Marseille local se battre contre des pirates. Voilà à peu près. On dirait plus un mini-arc qu'une vraie saison en fait. 
Sérieux, les mecs.

HUIT ÉPISODES, c'est pas une saison (sauf pour Sherlock où ça en fait presque trois).
Y'a pas grand chose qui avance dans votre truc, y'a des éléments de l'histoire qui ont l'air de tomber de nulle part en plus. Y'a pas de character development en plus, ou presque. Genre y'a UN perso qui devient un peu plus étoffé. Youpi.

Bon tout ça pour dire que : on va attendre la saison trois voir si ça avance parce que là ... Non.

Note : 4/10.

Queer as Folk UK
Style : Sitcom Humour/Sentimental.
Saisons : 2 (10 épisodes).
Série Finie.


Mais qui se cache derrière ces jolies mimines ?


oui, c'est Littlefinger, notre fourbe Westerosien aux sourcils fabuleux et à la moustache inégalée !

Queer as Folk UK (je précise car il y a une version US), ça date de ... 1999. On y voit même des téléphones à clapet et des sites internet avec les fonds tout moches de l'époque. Et comme ça se passe à Manchester, tu te manges de l'accent british à la pelle (pour mon grand bonheur).

Tu suis trois mecs gay : Stuart, le dragueur invétéré à l'humour douteux et au sale caractère orgueilleux, son ami Vince, plus réservé et poli et Nathan, un ado de 15 ans qui poursuit Stuart et essaie de s'assumer en tant que gay.

T'as donc les petites histoires de love et de cul (surtout de cul) de ses trois-là et entre ces trois-là mais tu vois aussi des personnages secondaires de FEU dont une "folle" (un gay efféminé super stéréotypé à tendance drag queen) qui est merveilleux ♥

Et tu as aussi les problèmes de boulot de personnages, d'école, et il y a pas mal de moments sur l'homophobie ordinaire. On parle du fait de faire son coming-out (ou pas), de divorce,etc : des sujets très divers et encore actuels presque vingt ans après le début de la série ! (Heureusement qu'on a plus les modem quand même hein)

Et tu as des blagues et des répliques à tendance wtf qui m'ont fait hurler de rire telles que  :
"- Un débarquement de goudous arrive ! - Et dire que j'ai plus de tisane !" ou "Volez mes mignons, volez ! ... Laissez tomber, j'adore juste Judy Garland."

J'ai binge-watché cette sitcom fort sympathique en trois jours et je la recommande à tou-te-s, mais surtout à celleux qui font partie de communauté LGBT+ qui pourront peut-être se reconnaître dans certains persos ou certaines situations.

Notez : il y a pas mal de références à Doctor Who.
Normal: le créateur de la série est Russell T.Davies, qui a fait renaître DW de ses cendres en 2005. D'ailleurs, il y a récemment refait des séries sur des personnages LGBT+ : Banana, Cucumber et Tofu.

Point cool : si la série pointe du doigt les discriminations dont sont victimes ses persos blancs gays cis, elle n'oublie pas qu'il en existe d'autres et qu'ils ne font pas les seuls à être victime de préjugés voire de haine.





Note : 9/10 (trop de cul tue le cul #asexual).


Preacher
Style : Aventure/Fantastique.
Saisons : 1 (10 épisodes).
En cours.



HAN C'EST DOMINIC COOPER IL EST TROP BEAU IL EST SI BIEN.

Pour celleux qui connaissent pas : c'est lui le papa de Tony Stark aka Iron Man dans Captain America et dans Agent Carter.

Tout comme ma première claque série de cette année 2016 Lucifer, Preacher est une adaptation du comics du même nom, écrit par Garth Ennis (également à l'origine de Hellblazer et de certains The Punisher)(il aime bien écrire des trucs en -er le type).

J'ai lu le tome 1 et vu la saison 1 et même si elles reprennent les mêmes personnages principaux, et que la mission du héros, Jesse Custer, reste grosso modo la même, le matériau original diffère beaucoup de cette adaptation. Par conséquent, vous n'avez pas grand risque de vous répéter en lisant et visionnant Preacher.

Jesse Custer, révérend lui-même fils de révérend, officie dans la petite ville de Annville où il a vécu plus jeune. Ayant apparemment décidé de se ranger après des années de magouilles plus ou moins punies pénalement, il décide de propager la parole de Dieu dans sa paroisse. Mais son ex-petite amie Tulip semble en décider autrement et tient absolument à ce qu'il la rejoigne dans une vengeance commune mystérieuse ...

De plus, Cassidy, un être étrange (maléfique ?) débarque à Annville et crèche chez Jesse sans trop lui laisser le choix, s'ajoutant à la liste de ses soucis. Soucis qui comptent : prêcher la bonne parole, essayer de se faire respecter malgré sa sale réputation, calmer Tulip, ameuter du monde à l'église, empêcher Mr Quincannon (le patron de l'abattoir local) de lui piquer ses terres, empêcher Cassidy de faire des blagues nazes et peut-être ralentir sur l'alcool.

Mais un problème se détache des autres ... Jesse est traversé par un esprit qui lui permet de faire plier les gens à sa volonté : est-ce vraiment un problème ou un cadeau de Dieu ? Ce n'est pas ce que semblent penser deux agents fédéraux qui tiennent absolument à récupérer le pouvoir de Jesse, quitte à lui prendre sa vie.

Chose importante par rapport à Preacher : c'est violent, vraiment violent. Il y a du sang, des gens qui explosent, des scènes de bagarre, de meurtre, etc, etc. Dans le comics aussi, c'est hardcore parfois.

Mais malgré tout, la série est drôle, et c'est une surprise vu ce qu'on voit dans les premières minutes. Il y a du comique de situation, des références pop-culture, des blagues nazes ... Celles-ci souvent dites par my little bloody baby Cassidy


Les personnages sont tous bien écrits et le trio principal est super cool : Tulip apprend à des gosses à faire un lance-roquettes avec des conserves dans l'épisode 1, Jesse est le mec un peu bad boy sarcastique mais avec un bon fond et Cassidy est l'espèce de monstre au sens de l'humour tordu et avec un bel accent irlandais ♥

J'ai eu un énorme coup de cœur pour cette série, que je recommande à celleux qui ont l'estomac bien accroché et ne manquent pas de références pop culture (quelqu'un ici a dit "Big Lebowski" ?). Il y a des passages violents comme je l'ai dit, mais aussi d'autres pas violents mais creepy, comme la backstory d'Eugene, un jeune homme défiguré, fils du sherif local.

Point cool : comme il y a peu (voire pas en fait ?) de personnages de couleur dans le comic de départ (du moins dans le tome 1), c'est cool de voir que dans la série, Tulip est passée de blanche blonde aux cheveux lisses à femme noire aux cheveux noirs et bouclés.


ET CETTE FIN ! Paie ton plot twist !

Note : 10/10 ♥

The Night Manager.
Style : Policier/Espionnage.
Saisons : 1 (6 épisodes).
Série finie.


Hiddles en masse !

C'est une adaptation d'un roman de John Le Carré avec un casting de fifou : Tom Hiddleston (aka Loki chez Marvel), Hugh Laurie (aka Dr House) et Olivia Colman (aka Ellie Miller dans Broadchurch) pour ne citer qu'elleux.



Jonathan Pine est gérant de nuit dans un hôtel du Caire lors de la révolution de 2011. Il est mêlé malgré lui à une enquête sur le golden boy de l'humanitaire Richard Roper, qui est en réalité un des trafiquants d'armes les plus prolifiques et dangereux du monde. Devenu agent secret sous l'aile de Angela Burr, une tête pensante du renseignement britannique, celui-ci va devoir infiltrer l'entourage de Roper pour le prendre à son propre piège. Mais tout le monde ne souhaite pas forcément voir sa mission menée à bien, et les embûches sont nombreuses ...

Le casting est en or. Je crois que c'est le seul bon point. Ils livrent une prestation géniale, donnent une vraie vie et des émotions brutes à leurs personnages et les rendent crédibles. Gros coup de cœur sur Olivia Coleman qui joue un personnage féminin loin des clichés, à la fois femme,future mère et boss d'une agence cruciale qui n'a pas peur du danger ou de clamer son opinion et qui n'est cependant pas insensible.



Et bon point aussi pour les décors, parce qu'on visite Le Caire, Londres la Turquie, et c'est joli. 

J'aime pas des masses les policiers et autres livres/films à suspense car je m'ennuie et là ... c'était le cas. J'ai trouvé ça LENT. Les deux derniers épisodes sont cool, et j'aurais aimé qu'il en soit ainsi plus tôt.

En plus, y'a fatalement une embrouille de cul/love autour de la jolie meuf de Roper : POURQUOI ? #asexualitystrikesback (marre de ce trope pourri)


 ... Quoique. Je la comprends.

Note : 3/10.

Sur ce, je vais baver sur les pecs d'Olivier Minne ! 
Bisous vanille-framboise sur vous !

mercredi 17 août 2016

Girls movies.

Long time no see comme on dit.
(re)Salut vous !

Ces derniers jours, j'ai été au cinéma et ai donc dépensé l'équivalent du PIB du Pakistan parce que BERDOL c'est cher. C'est terrible. Mais ça en valait la peine.

Dimanche, j'ai vu ...
Déesses indiennes en colère de Pan Nalin.
(Viol CW)


Indes, de nous jours. Frieda, photographe, invite ses amies à Gao pour leur annoncer une grande nouvelle : elle se marie ! Lors de leur séjour dans ce cadre paradisiaque, des vérités cachées et pas forcément jolies à (sa)voir vont être dévoilées, et un événement tragique va sceller définitivement ces femmes entre elles, dans une société sexiste où le viol est extrêmement courant (Un toutes les 20 minutes environ en Inde).

On suit plusieurs personnes féminins très divers : la musicienne excentrique, la photographe discrète, la femme au foyer esseulée, la jeune actrice métisse qui cherche à percer à Bollywood, la bonne en quête de vengeance, la self-made woman, la militante zélée ...

Toutes réunies pour assister au mariage de Frieda (avec qui ?), celles-ci vont se raconter et se confronter à un monde où les femmes sont bien trop souvent victimes des hommes. On va apprendre un peu plus sur chacune au fil du film, et cette bande d'amies hétéroclite m'a énormément rappelé mes propres amitiés féminines.



Ce lien très spécial qu'on a entre femmes, je trouve qu'il a été très bien porté à l'écran par un réalisateur masculin (qui a eu l'idée de ce film en parlant avec ses amies indiennes qui se plaignaient de voir des héroïnes très/trop différentes d'elles à l'écran). Il dénonce des problèmes très présents pour les femmes dans le monde, pas seulement en Inde : les injonctions à devoir être sexy sans être vulgaire, à être mère, à devoir trouver sa voie, etc,etc.

Une phrase m'a marquée dans ce film, dite par la business woman, Suranajana : "Le problème, c'est que les femmes ne se soutiennent pas les unes les autre !".
C'est vrai. C'est quelque chose qu'on retrouve très souvent, au quotidien. On se juge, on se critique, parfois même sans se rendre compte de ce à quel point ça fragilise le lien que les femmes devraient avoir. On doit se soutenir les unes les autres, et ce film montre bien cette nécessité.

Je pense que chacun-e trouvera un personnage qui lui ressemble : dans mon cas, c'est Mad, la musicienne. D'ailleurs, la musique de ce film est géniale, dont celle de la bande-annonce que j'ai dans mon MP3. Et aussi : il y a des moments très drôles (dont un mime doux-amer qui m'a fait pouffer), et les paysages sont WOW.



Le plot twist final (même si attendu) m'a filé des frissons, surtout dans la façon dont il est amené et filmé, avec une réelle détresse des personnages qui se retrouve dans le mouvement de la caméra. On est au plus près de ces 7 déesses, du début à la fin.



La colère est le thème essentiel du film (logique, vu le titre) : en se référant à la déesse Kâli, dont la colère a ravagé le monde pour le recréer, c'est tout un symbole que l'on retrouve sur certaines affiches même du film. La colère entre le patriarcat, cette société sexiste, contre elles-mêmes parfois. La colère n'est pas forcément néfaste, et c'est ce que Kâli représente, et c'est ce que ce film m'a porté comme message.

Je le recommande chaudement !

Et mardi soir, Cinéday aidant, on a été voir à trois Poulets ...
Ghostbusters de Paul Feig.

(Azy, j'ai la musique en tête)


J'aime beaucoup Ghostbusters, j'ai du les voir au moins cinq fois chacun. Et j'ai beaucoup, beaucoup aimé Spy de Paul Feig avec Melissa McCarthy, qu'on retrouve ici. Sans compter que plein de mecs ont chialé leurs tears sur "Haaan c avec des filles ça va être nul !!! Féminazis !!!".

Ouais, mais nan. C'était très très cool. Oui, bon, c'est pas un film ultra-marquant genre life changer. C'est une comédie d'action qui te fait passer un bon moment entre potes, avec des chouettes dialogues et punchlines, et de l'humour bien cool. Et c'est tout ce que je demandais.


Erin, prof à Columbia, est sur le point d'être titularisée. Souci : son ancienne amie Abby a remis sur le marché son livre pro-fantômes sur paranormal, ce qui risque fortement de ruiner sa réputation et d'empêcher sa titularisation. Mais des événements étranges se produisent au Manoir Alridge, une vieille demeure de New York : Erin, Abby et Holtzmann (la collègue allumée d'Abby) vont sur place et voient UN VRAI FANTÔME. 

Erin est back dans les tracks du ghostbusting et se met en tête de chasser les fantômes de la ville en compagnie de ses deux amies ! Et de ... Kevin, leur secrétaire si, si beau mais si, si bête, joué par Chris Hemsworth aka Thor qui prend son pied dans ce rôle à punchlines ("Un aquarium, c'est un peu un sous-marin pour les poissons !").


Chemin faisant (t'as vu comment je cause trop bien la France?), elles rencontrent Patty, une employée du métro qui se rallie au groupe. Leurs objectifs: découvrir qui provoque les apparitions de fantômes à travers la ville, s'il a un plan, aider à Kevin à répondre au téléphone, avoir une crédibilité malgré les machinations du maire et avoir enfin une commande de bouffe chinoise correcte !

Le cast est génial : je ne connaissais que Melissa McCarthy et Chris Hemsworth et iels sont tou-te-s les deux d'enfer ! Le reste des protagonistes se donne à fond et l'air de s'éclater (en même temps, tu joues dans Ghostbusters quoi). Les caméos des acteurs-rices des deux précédents opus sont super sympas et bienvenus, de même que les références aux deux précédents films (le logo, le scénographie de la scène de fin).

Les persos : top. Tout le monde a eu un gros coup de cœur sur Holtzmann, l'ingénieure un peu allumée mais si cool (Et si gay), et je ne fais pas exception. Ses inventions d'armes anti-fantômes sont super cool, même si certaines méritent un peu de ... perfectionnement.



Mais vous saviez ce qui est le mieux dans ce film ? ON SE MARRE. J'avais envie de noter la moitié des répliques pour pouvoir les ressortir. Genre Erin qui demande au maire d'évacuer la ville : "Ne soyez pas comme le maire des Dents de la Mer!" ou "- Vous avez un fantôme ? - Ouais, c'était genre Patrick Swayze.".

Aaaah, j'adore les références pop culture, et ça en fourmille.

Le point négatif : le personnage de Leslie Jones, le seul perso noir, Patty, est pas assez mis en avant je trouve. Et elle est quand même assez cliché de ce que je vois et ai pu lire. Elle est quand même super cool, mais bon faire de la noire la seule non-scientifique, euh ... Un peu malaise quoi. C'est dommage car j'aime beaucoup ce perso ("Si c'est un crime d'être super sexy, je plaide coupable !").

Point positif : CHRIS HEMSWORTH EN SECRÉTAIRE. Il y a des acteurices que tu n'arrives à voir en dehors d'un rôle (Robert Pattinson = Edward Cullen always and forever) mais lui, quand il joue Kevin, on voit que Kevin et pas Thor. Il est tellement bien dans la comédie, j'espère qu'il en fera d'autres, surtout d'autres où il danse (meilleur générique de fin du monde).

Un film sympatoche, comme les deux premiers, qui donne envie de chanter le générique de Ghostbusters et de groover.

WHO D'YA GONNA CALL ?




Bisous kiwi-citron vert sur vous !

mardi 14 juin 2016

Proud.

Quand tu es LGBT+ ou MOGAI, tu sais que ça va pas être facile. Tu as la plupart du temps déjà eu du mal à t'identifier LGBT+/MOGAI et tu dois encore accepter l'idée que le fait que tu ne sois cis hétéro puisse te mettre en danger, de te faire insulter, agresser, juger.

Des gens meurent tous les jours car ils sont LGBT+/MOGAI, à travers le monde.

Mais la fusillade au Pulse de Orlando, dans un pays culturellement et socialement proche de notre Europe, nous rappelle que malgré les lois anti-homophobie, anti-armes, etc,etc, nous sommes toujours vulnérables.

Il existe des gens qui pensent qu'on devrait être tué.e.s, stérilisé.e.s, enfermé.e.s.
Il existe des gens qui pensent qu'on ne devrait pas pouvoir se marier, avoir des enfants, fonder une famille.
Il existe des gens pour qui un couple non-hétéro n'est pas un "vrai" couple.
Il existe des gens qui pensent que les LGBT+/MOGAI sont des pédophiles, des pervers.
Il existe des gens pour qui un couple non cis-het se tenant la main est une vision plus horrifiante que des réfugiés crevant de faim et de froid sur nos côtes.

Il existe des gens qui vont s'acheter une arme et tirent à vue dans un bar LGBT+ lors d'une Latin Night, parce qu'ils pensent qu'on devrait être tué.e.s, stérilisé.e.s, enfermé.e.s, à jamais célibataires, à vivre nos amours loin des regards, loin de la société, loin de tout.

Et des gens pour dire "Oui mais il est bipolaire !" (point psychophobie atteint) "Oui, mais il est islamiste !" (il a quand même explicitement visé un bar LGBT+ et a déjà tenu des propos lgbtphobes).

Et d'autres pour dire "Il a tué des humains avant tout ! Nous sommes TOUS humains, tous touchés !"

Des humain.e.s dont il voyait la vie moins valable que celles d'autres personnes.
Des humain.e.s dont les droits sont régulièrement bafoués.
Des humain.e.s dont certains vivent dans la peur d'assumer qui iels sont.
Des humain.e.s qui venaient au Pulse pour se sentir compris.

Oui, ces personnes étaient et sont toujours des humains. Mais ce sont des personnes qui ont du vivre des épreuves que tu ne connaîtras jamais, qui faisaient partie d'une communauté à laquelle tu n'appartiens pas, des personnes dont tu fous peut-être même un peu en temps normal (petite blagounettes, toussa toussa).

Même si ce massacre touche tout le monde, laisse nous, LGBT+, MOGAI, premier.e.s concerné.e.s, pleurer le fait que nous soyons encore des cibles. Que nous soyons si vulnérables alors que nous voulons simplement vivre. Que notre simple existence devrait être annihilée pour certain.e.s.

Tu peux être triste, et compatir. Mais n'essaie pas de ramener tout ça à toi. Pourquoi tu veux à ce point te sentir lae premier.e concerné dans un événement aussi horrible ? Pourquoi ?

Pour ma part, au sein de la communauté LGBT+ même, mon orientation fait débat : dans un univers où on revendique haut et fort sa sexualité, les asexuels et aromantiques font tache. Après tout, qu'est-ce que tu peux revendiquer ? Une "non-sexualité" ? Le fait de vouloir coucher avec des gens que tu connais de longue date ? En quoi tu es agressé.e pour ça ?

Pour bien des raisons, que j'expliciterai peut-être plus tard.

J'ai peur aujourd'hui. Je commence tout juste à m'assumer en tant que LGBT+/MOGAI, et cette attaque me fout un grand coup au moral.

J'ai l'impression que je ne serai jamais à l'abri nulle part, même dans un endroit safe, avec des gens safe.

Mais je ne renoncerai pas à être qui je suis.
Queer et fiere.e de l'être.

mercredi 1 juin 2016

Lectures en vrac 1.

Des fois, je lis.

Neverwhere, de Neil Gaiman.


Ce doit être la ...4e fois que je lis ce livre, et c'est incontestablement un de mes préférés de Gaiman et un de mes préférés tout court.

Richard Mayhew vit une vie londonienne sans histoire jusqu'au jour où il sauve ce qui semble être une jeune SDF blessée nommée Porte. Mais Porte vient en réalité de ce qu'elle appelle le "Londres d'en dessous", empli d'êtres étranges aux pouvoirs surnaturels ... Le sien est de pouvoir créer des portes et ouvrir tout ce qui peut ou plutôt, veut, être ouvert. Mais en sauvant Porte des mortels ennemis qui ont occis sa famille, Richard s'est aussi mis en situation périlleuse : son existence dans le Londres d'en haut, "notre" Londres est effacé.
Il n'a alors qu'une solution pour retrouver sa tranquille existence : retrouver Porte et son extravagant acolyte, le Marquis de Carabas ...

J'ai commencé à lire Gaiman avec L'étrange vie de Nobody Owens, puis Coraline puis Neverwhere. Neverwhere est une oeuvre pionnière de l'urban fantasy et dès que je le lis, je n'ai qu'une envie : aller à Londres et effectuer le même chemin que Richard, le Marquis et Porte.

Malgré son côté gauche, on s'attache vite à Richard et aux autres personnages hauts en couleur et brillamment écrits aussi (je t'aime, Marquis, je t'aime). Et je n'ai que peu visité Londres, mais j'ai l'impression d'y être quand je parcours ce livre, qui est en réalité l'adaptation d'un téléfilm diffusé sur la BBC. Pour les intéressé.e.s, il y a eu il y a quelques temps une adaptation radio au casting en or : Benedict Cumberbatch (Sherlock), James McAvoy (Professeur X jeune), Natalie Dormer (Magaery Tyrell) ...

Et comme à chaque fois que je l'ai fini, j'ai pleuré tellement c'est bien et qu'on veut rester dans le Londres d'en Bas.

How the Marquis got his coat back, de Neil Gaiman.


Une nouvelle qui est la suite directe de Neverwhere

J'étais folle de joie en apprenant sa sortie (il y a pas mal de temps) et j'ai profité d'un séjour à la capitale pour l'acheter à Shakespeare & Company, aka un de mes endroits favoris sur Terre.

Lors des aventures de Nevewhere, le Marquis de Carabas perd son magnifique manteau : dans cette nouvelle, il cherche à tout prix à le retrouver.

Un très très beau retour dans le Londres d'en Dessous, avec de nouveaux personnages (dont un très très proche de notre cher Marquis...) fantasques et de nouveaux lieux de cette ville souterraine, dont un contre lequel on vous met en garde dans Neverwhere ...

Et vous comprendrez pourquoi en lisant cette nouvelle, qui est disponible en français dans le numéro 82, spécial Gaiman, de la revue Bifrost !

Éloge de l'ombre, de Junichirô Tanizaki.


Mona Chollet parle de ce livre dans son très très bon ouvrage qu'est Beauté Fatale (que je vous recommande vivement au passage, féministes en herbe ou hardies). De plus, comme j'ai un attrait certain pour la littérature japonaise, je m'étais promis de le lire, et c'est fait.

C'est un livre qui parle de la vision de la beauté japonaise, qui se couple avec l'ombre, la pénombre, et son opposition avec la vision de la beauté occidentale qui penche plutôt vers la luminosité, le blanc, l'éclat. A travers des références très hétéroclites (des toilettes aux dents en passant par le théâtre), Tanizaki nous ouvre une réflexion sur ce qu'est la beauté et comment notre vision de cette dernière est façonnée selon notre culture.

Pour celleux qui s'inquiètent : ce n'est pas chiant à lire, de loin. C'est même assez amusant parfois. De plus, ça fait moins de cent pages, et ça se lit facilement.

(Re)Vive l'empereur !, de Romain Puértolas.



Vous avez sûrement vu Puértolas dans les rayons de vos librairies depuis un moment, vu le carton de son premier livre Le fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa (que j'ai trouvé à 1€ à BookOff, merci Paris, merci la vie) et la vitesse à laquelle il sort de nouveaux bouquins.

Voici le 3ème dont le concept est quand même bien ressemblant à celui de Il est de retour de Timur Vermes sauf qu'au lieu d'avoir Hitler qui revient d'entre les morts, ici, c'est Napoléon Bonaparte. Repêché dans les eaux glaciales de la Norvège, Napoléon en apprend des bonnes : Internet, 50 Nuances de Grey, le Coca-Cola (soit "le champagne noir"), ABBA, et surtout ... DAECH, ce nouvel ennemi de la France qui l'attaque sur son propre territoire !

Dès lors, notre Corse historique n'aura qu'une idée en tête : lever une nouvelle Grande Armée pour combattre ces terroristes qui utilisent la religion à des fins de terreur et de mort ! ... Plus facile à dire qu'à faire.

Entre calembours douteux, références pop-cultures et visite improbable de la Capitale sur fond de petites notes historiques (never forget la Bérézina), c'est un livre très fun qui m'a bien fait marrer !

Point négatif : y'a quand même des blagues blessantes. Et ouais. Pas mal de vannes/clichés qui touchent à l'islamophobie à mes yeux, d'autres à la psychophobie, même si il y a d'autres passages excellents qui vont à l'opposé de ce genre d'idées (genre le laïus de plusieurs pages dans l'antépénultième chapitre)(ouais, j'ai casé "antépénultième", tu vas faire quoi hein ?).
 En revanche, les blagues grossophobes ... Elles sont vraiment là. Et ça fait chier quand même car ça fait une tache sur mon appréciation de ce livre sinon très drôle et loufoque.

The Sick Bag Song, de Nick Cave.


Un des hommes de ma vie (avec mon Papa, Mecton, et le Petit Marseillais)

22 dates de tournée en Amérique du Nord, et autant de chapitres et d'histoires autour d'une grande histoire. C'est court comme livre, mais c'est beau, c'est poétique, c'est épique même.

Et il y a des passages très drôles comme des passages très beaux et tristes.
Et j'ai chouiné en le lisant parfois.

Je ne saurais même pas le décrire ce livre, en fait. C'est un carnet de bord, un poème épique, une liste, un cri d'amour à son épouse, Susie, un encouragement à créer de l'art.

Et c'est un livre qui m'est "venu comme un coup de poing au cœur" pour citer Jesus of the Moon.

C'est tout pour cette fois.

Bisous ananas-citron vert.